Le gel des plaintes devient une réalité juridique. La Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) tenait mardi une séance dont l'ordre du jour portait sur la traque des internautes présumés pirates. Deux sociétés d'auteurs, la SACEM et la SDRM, et deux sociétés de producteurs (la SCPP et la SPPF), demandaient à la Commission de valider les moyens qu'elles souhaitaient mettre en oeuvre pour lutter contre les pirates. Depuis août 2004, les sociétés de gestion collective de droits d'auteurs ont la possibilité de traquer les pirates sur Internet, mais à la condition sine qua non de recevoir l'agrément de la CNIL sur leurs méthodes.